Italian athlete carrying current-day oars. / Une athlète
italienne transportant des avirons modernes.
Big technology changes in rowing are about
as common as winning Olympic gold
medals so when the “big blade” or hatchet
started to appear at the other end of rowing
handles rowers took notice.
Two brothers, Dick and Peter Dreissigacker,
both former Olympic rowers, had been
producing oars in rural USA since 1976,
coming out with the first composite oar. In
the middle of 1991 the brothers started to
play with the shape of the blade.
© Getty Images / Christopher Lee
The Dreissigackers thought if the blade
offered more resistance then there would be
more force for pushing on the water – hence
a bigger blade. Using the same mould and
material as their regular blade design the Dreissigackers simply cut out a different shape.
“It was the year before the Olympics,”
recalls Dick. “People get excited about new
ideas around that time. I don’t know how
we finally decided to come up with the
hatchet, but the main idea was very simple.”
It was not a new idea. “There had been
similar-looking blades back in the 1800s,”
says Dick, “but construction options
(materials) had changed.”
The brothers tried out the new shape in late
1991 at Boston’s Head of the Charles and
some US university coaches took interest.
“Others though it was a little weird,” adds
Dick. “Then several colleges who weren’t
expected to do well did, and they were
using our blades.” After that the Dreissig-
ackers said it was like a mad house trying to
keep up with the number of orders.
“Frankly there was a lot of resistance before
people used them,” says Dick, “but they’re
surprisingly easy to row with which helped
not-so-good crews.”
The big blade started to spread into Europe
and by the summer of 1992, with forthcoming
Olympics, other oar-makers had caught on.
Canada’s Marnie McBean remembers
Barcelona not just for her two gold medals
but also for the change in blade. “I don't recall
noticing a big change in boat speed, but the
Olympics were looming and no one wanted
to get caught without the new technology.”
Since the arrival of the hatchet smaller
changes to oars have developed. Handles are
adjustable and while hatchets have become the
norm, rowers can choose between smooth-faced blades, “spoon” shapes, standard shapes
and a variety of composite materials. M.S.B. ■
Le tout mince devient gros –
quand les palettes prennent du large
En aviron, les changements de la technologie sont aussi communs que de remporter
des médailles d’or olympiques, ainsi lorsque
les « grandes palettes » ou « hachoirs » ont
commencé d’apparaître à l’autre bout des
poignées les rameurs n’ont pas manqué de
le remarquer.
Deux frères, Dick (ancien rameur olympique)
et Peter Dreissigacker, fabricants de rames
au fin fond de la campagne américaine
depuis 1976, ont proposé la première rame
en matériaux composites et au milieu de
l’année 1991, ils ont commencé à jouer
avec la forme de la palette.
Les Dreissigacker ont constaté qu’en offrant
plus de résistance la palette avait davantage
de force de poussée sur l’eau, d’où une
palette plus large. Tout en faisant appel au
même moule et matériel que pour leur
palette classique, ils ont simplement dessiné
une forme différente.
« C’était l’année des Jeux Olympiques » se
rappelle Dick « et, durant cette période, tout
le monde est à l’affût de nouvelles idées.
J’ignore comment nous avons finalement
opté pour la forme 'hachoir', mais l’idée
principale en était très simple. »
L’idée n’était pas neuve non plus : « Il y a
eu des palettes du même genre dans les
années 1800 » explique-t-il, ce sont les
possibilités de construction (les matériaux)
qui ont changé. »
Les frères ont testé leur nouvelle forme fin
1991 à la fameuse régate de la « Head of the
Charles » sur la rivière de Boston et « quelques entraîneurs d’universités américaines
ont manifesté de l’intérêt, tandis que pour
d’autres c’était un peu curieux » ajoute Dick.
« Puis plusieurs collèges dont on n’attendait
pas de bonnes performances se sont bien
débrouillés et ils utilisaient nos rames. »
Alors tout s’est emballé,
disent-ils, pour réussir à
répondre aux nombreuses
demandes.
« Franchement, elles ont
rencontré une résistance
énorme avant d’être
utilisées » se souvient Dick.
« Mais il était surprenant de
voir combien c'était facile de
ramer avec, c’est ce qui a
aidé des équipages qui
n’étaient pas si bons par
ailleurs. »
Les grandes palettes ont commencé à se
répandre en Europe et, à l’été 1992, les
Jeux Olympiques arrivant, d’autres
fabricants de rames s’y sont mis.
La Canadienne Marnie McBean se souvient
de Barcelone non seulement pour ses deux
médailles d’or mais aussi pour le changement de palette. « Je ne me rappelle pas
avoir noté un grand changement dans la
vitesse du bateau, mais, au moment des
Jeux, personne n’aurait voulu se retrouver
sans la nouvelle technologie. »
Depuis l’arrivée du hachoir, les rames ont
connu peu de changements.
Les poignées sont
ajustables et tandis que les
hachoirs sont devenus la
norme, les rameurs peuvent
choisir entre des palettes à
face lisse, en forme de
« cuiller », de forme
standard et dans une grande
variété de matériaux
composites. M.S.B ■
Dressigacker oars at the 1992
Barcelona Olympic Games. / Des
avirons Dreissigacker aux Jeux
Olympiques de Barcelone en 1992.