It was always the destiny of Daniele Gilardoni to be number one. Born 30 years ago in Bellagio da Gian
Domenico, on Lake Como, Italy, Gilardoni comes from the town that boasts rowers Enrico Gandola,
Alberto Belgeri, Igor Pescialli, and Elisabetta and Franco Sancassani.
At 10 years of age, with four years
of swimming and two years of
football under his belt, the young
Gilardoni picked up rowing.
“I started because my father
thought I was a bit too chubby for
my age,” says Gilardoni, a curious
anecdote for someone who as a
lightweight rower has won seven
world titles (1999, 2001, 2002,
2003, 2004, 2005 and 2006),
one Nations Cup (1998), one
Mediterranean Games and four
Italian titles.
Gilardoni’s most regular winning
crewmate, Luca Moncada, a 28
year-old from Palermo, describes
Gilardoni: “Together we became
world champions five times (since
meeting in 2001). Daniele is a
veteran rower. He has taught me a
lot of the tricks of the trade.”
For all of Gilardoni’s success
his most heart-felt victory was
the most recent one at the World
Rowing Championships in Eton.
Rowing in the lightweight quad
with Daniele Danesin, Luca
Moncada and Gardino Pellolio,
Gilardoni says, was one of his
hardest earnt medals.
“Establishing yourself is always
difficult,” says Gilardoni. “This
year our opponents were really
tremendous.”
But one rowing goal eludes
Gilardoni – the Olympic Games.
The strength of Italian lightweight
men’s rowing has pushed
Gilardoni to look further afield,
the heavyweight pair is his target.
Setting aside sculling for the
moment, Gilardoni is keen to
point out that he is no novice to
sweep rowing. He is currently
training for this new adventure
with Giorgio Tuccinardi who has
proven that he has the makings of
a winner already obtaining two
gold medals, one in the lightweight
pair (2005 World Rowing Under
23 Championships), the other in
the lightweight eight (2006 World
Rowing Championships).
Coach Angelo Porcaro, manager
of Pavia College where Gilardoni
trains, talks about Gilardoni
almost as though he were his son.
© Archivo F. I. C.
“All the athletes and trainers see him
as a friend rather than an undisputed
champion,” says Porcaro. “He’s a
role-model who lives for rowing,
a passion for which he’s made
concessions in his student life.”
About to graduate in political
science, Gilardoni would like to
join a public authority and work
in the service of sport and, in
particular, rowing. But for now,
there’s only one thought on his
mind: the five rings of Beijing.
Marco Callai
© Peter Spurrier/Intersport-Images
Né pour être numéro un
Daniele Gilardoni (second from right) wins gold number seven at the 2006
World Rowing Championships. / Daniele Gilardoni (deuxième depuis la
droite) remporte sa septième médaille d’or lors des Championnats du monde
d’aviron 2006.
Numéro un, telle était la destinée de Daniele Gilardoni. Né il y a trente ans à Bellagio da Gian Domenico, sur le lac de Côme, Italie,
Gilardoni est originaire d’une ville qui peut se vanter d’avoir d’autres grands rameurs parmi ses habitants (Enrico Gandola, Alberto
Belgeri, Igor Pescialli, ainsi qu’Elisabetta et Franco Sancassani).
C’est à dix ans, après quatre ans
de natation et deux ans de football,
que le jeune Gilardoni s’est lancé
dans l’aviron.
«Je m’y suis mis parce que
mon père trouvait que j’étais un
peu enveloppé pour mon âge, »
raconte-t-il. Drôle d’anecdote
pour quelqu’un qui, en tant que
rameur poids léger, a remporté
sept championnats du monde
(1999, 2001, 2002, 2003, 2004,
2005 et 2006), une Coupe des
Nations (1998), une régate des
Jeux méditerranéens et quatre
titres italiens.
Luca Moncada, Palermitain de
vingt-huit ans, équipier avec lequel
Gilardoni a le plus gagné, le décrit
ainsi: « ensemble nous avons été
cinq fois champions du monde
(depuis notre rencontre en 2001).
Daniele est un rameur chevronné.
Avec lui, j’ai appris énormément
d’astuces du métier. »
De toutes ses victoires, celle qui
tient le plus au coeur de Gilardoni
est la plus récente, celle des
Championnats du monde d’aviron
à Eton. « Ramer dans le quatre de
couple poids léger avec Daniele
Danesin, Moncada et Gardino
Pellolio, explique-t-il,a été
l’une de mes médailles les plus
ardues ».
« Se faire reconnaitre n’est jamais
une chose facile,» reconnaît
Gilardoni. «Et cette année
nos adversaires se sont révélés
particulièrement brillants. »
Mais il reste un résultat en
aviron qui lui échappe: les Jeux
Olympiques. La force des rameurs
italiens en poids léger l’a incité à
se diriger vers d’autres horizons:
le deux de pointe poids lourd est
son prochain objectif.
Mettant, pour l’instant, l’aviron de
couple de côté, Gilardoni se plaît à
souligner qu’il n’est pas un novice
en aviron de pointe. Dans cette
nouvelle aventure, il s’entraîne avec
Giorgio Tuccinardi, lequel, après
avoir remporté deux médailles
d’or, l’une en deux de pointe poids
léger, aux Championnats du monde
d’aviron des moins de 23 ans 2005,
l’autre dans le huit poids léger, aux
Championnats du monde d’aviron
2006, a déjà prouvé qu’il avait les
capacités d’un vainqueur.
L’entraîneur Angelo Porcaro,
directeur du collège de Pavie où
Gilardoni s’entraîne, parle de
lui presque comme s’il était son
fils. « Les autres sportifs et les
entraîneurs le voient plus comme
un camarade que comme un
champion incontesté,» confie-t-il. «C’est un sportif modèle
qui vit pour l’aviron, sa passion
pour laquelle il concède sa vie
d’étudiant.» Sur le point de
passer un diplôme en sciences
politiques, Gilardoni aimerait
intégrer un organisme public et
travailler au service du sport et
en particulier de l’aviron. Mais,
à l’heure actuelle, il n’a qu’une
chose en tête : les cinq anneaux de
Beijing.