Sally Kehoe is arguably
Australian rowing’s most
exciting raw talent. At 19,
Kehoe’s career highlights
include World Rowing Junior
Championships in the single
(2004) and double (2003)
sculls, a silver medal in the
single at the 2004 World
Rowing Under 23 Regatta
and a double scull bronze
from last year’s World Rowing
Championships in Gifu (Japan).
Kehoe’s rowing addiction began
as a student at St Margaret’s
Anglican Girls School, Brisbane,
on Australia’s North-East coast.
It was the School’s dominance
of Queensland schoolgirl rowing
that lured Kehoe into the boat.
“I like to win, so I thought I’d
have a go at rowing,” says Kehoe.
“As I kept winning, I wanted to do
more and more.”
With impeccable sculling
credentials, the teenager is equally
talented with one oar. The 2006
Australian Championships saw
Kehoe join 2005 double World
Champion Robyn Selby-Smith
to take silver in the senior pair,
against a field of world champions
and Olympic medallists.
“Rowing is rowing I think and I’m
more than happy to sweep or scull,”
says Kehoe. “I’m a racer and I love
racing. In both disciplines you get
to race, so I’m happy to do either.
Just put me in a boat.”
Australian women’s head
coach, Lyall McCarthy, believes
Kehoe’s fastidious work ethic
is key to her adaptability and
racing success.
“She’s obviously a talent that has
a lot of drive. She wants to win,
and there’s not many people who
genuinely want it that bad,” says
McCarthy, Kehoe’s coach of two
years. “Right now she’s leading by
example, and those two qualities
are crucial.”
Beyond the boat Kehoe is
completing a double degree of
Business and Language Studies.
Setting herself the challenge
to be trilingual, she hopes to
add German and Italian to her
language repertoire. Inspired by
her parent’s profession, property
development is a prospective
career.
Kehoe will stroke Australia’s
quadruple sculls at August’s
World Rowing Championships
in Eton (Great Britain). After
silver medals on this year’s
Rowing World Cup circuit, her
sights are set on gold. However,
Olympic dreams are shaping in
the Australian’s mind.
“I’m looking towards Beijing and
I’ll only be 21 then. I suppose a lot
would have to happen to stop me
also continuing towards London
in 2012. It’s a bit addictive.”
Thomas Nickson ■
© 2003 Getty Images
Un comportement de gagnante
Sally Kehoe (l) and Tara Kelly celebrate winning gold in the women’s double sculls at the
2003 World Rowing Junior Championships.
/ Sally Kehoe (g) et sa coéquipière Tara Kelly
remportent l’or en deux de couple aux Championnats du monde d’aviron junior en 2003.
Sally Kehoe est sans doute un
des jeunes talents les plus
prometteurs de l’aviron
australien. À 19 ans, elle
compte déjà comme moments
forts de sa carrière les
Championnats du monde
junior en skiff (2004) et deux de
couple (2003), une médaille
d’argent en skiff à la Régate
mondiale des moins de 23 ans
de 2004 et une médaille de
bronze en deux de couple aux
Championnats du monde
d’aviron de l’année dernière à
Gifu (Japon).
La passion de Sally Kehoe pour
l’aviron date de la période où
elle étudiait à l’école anglicane
pour filles St Margaret à
Brisbane, sur la côte nord-est de
l’Australie. C’est la domination
de l’école en aviron scolaire
féminin dans la région du
Queensland qui a poussé Sally à
monter dans un bateau.
«J’aime gagner, alors je me suis
dit que j’allais essayer l’aviron»
dit Sally. «Comme je gagnais
toujours, j’ai voulu en faire de
plus en plus. »
Non seulement l’adolescente a
démontré ses grandes capacités
en double, mais elle a autant de
talent avec une seule rame. Aux
Championnats d’Australie de
2006, Sally Kehoe a rejoint la
double championne du monde de
2005, Robyn Selby-Smith, et
ensemble elles ont remporté la
médaille d’argent en deux de
pointe senior, devant toute une
galerie de champions du monde et
de médaillés olympiques.
« Pour moi, l’aviron reste l’aviron
et j’ai autant de plaisir en aviron
de couple qu’en aviron de pointe »
déclare Sally Kehoe. «Je suis
faite pour la course et j’adore les
courses. Dans les deux disciplines,
il faut aller vite et je suis donc
prête à participer à l’une ou à
l’autre. Il suffit de me dire de
monter dans un bateau. »
L’entraîneur principal des
rameuses australiennes, Lyall
McCarthy, est convaincu que son
éthique du travail méticuleux est
essentielle pour son adaptabilité
et ses succès en aviron.
« C’est clairement un talent qui en
veut énormément. Elle veut
gagner, et il n’y a pas beaucoup
de gens qui le veulent avec un tel
acharnement» dit McCarthy,
l’entraîneur de Kehoe depuis deux
ans. «En ce moment, elle mène
par l’exemple, et ces deux qualités
sont essentielles. »
En dehors de l’aviron, Sally
Kehoe termine une double licence
en commerce et en langues. Elle
s’est fixée comme objectif d’être
trilingue et espère ajouter
l’Allemand et l’Italien à son
bagage linguistique. Attirée par la
profession de ses parents, elle
pourrait envisager une carrière
dans le développement immobi-lier.
Sally Kehoe va participer comme
chef de nage en quatre de couple
aux Championnats du monde
d’aviron qui a lieu en août à Eton
(Grande-Bretagne). Après avoir
remporté des médailles d’argent
au circuit de la Coupe du monde
d’aviron de cette année, elle vise
l’or. Mais le rêve olympique
commence à faire son chemin
dans l’esprit de la rameuse
australienne.
« Je pense à Pékin. Je n’aurai alors
que 21 ans et je crois qu’il faudrait
que quelque chose de vraiment
grave arrive pour m’empêcher de
continuer et d’aller à Londres en
2012. C’est une passion qui vous
lâche difficilement. »