The Olympic champion French lightweight
men’s four in Sydney. / Le quatre de pointe
poids léger champion olympique à Sydney.
© Emmanuel Dunand / AFP / Getty Images
Rowing, French style
Xavier and Bénédicte
Dorfman. He is an Olympic
champion, she, a four-time
World silver medallist. Both
are lightweights. Have they
settled down? No. Even
now with two children,
they are still in elite rowing
mood: still training, still
competing, still going
after more results.
Games in 2000. “Sydney was
a very privileged, intense and
unforgettable experience, with
a lot of sharing and emotion,”
reflects Bénédicte. “We are
very different in many ways,
which greatly enhances our
life together,” adds Xavier.
Aiguebelette rowing club for the
past three years, Xavier has not
only been juggling between his
family and professional life, but
has also set himself a new goal:
“I decided to start elite training
again to compete at the Olympic
Games in Beijing.”
“My two pregnancies were
totally different. When I was
expecting Clélia I felt the need
to exercise, and so I rowed up
until the sixth-seventh month
of pregnancy. But when I was
expecting Alexis, I slept 20
hours a day!”
The two athletes met through
rowing and married right
before the Sydney Olympic
Xavier would not have taken
up rowing had it not been for
his father who rowed a lot in
his youth: “Never did he expect
I’d still be rowing 18 years
later!” As sports manager at the
Two-time Olympic silver
medallist Anne Marden (USA) is
to receive credit for introducing
Bénédicte to the sport. “I had no
idea what rowing was, had never
seen it on television, had never
heard about it,” she explains.
“Anne had a room with us when
studying in France. She took me
to one of her training sessions
and it was love at first sight.”
Bénédicte’s rowing career was
launched. From junior to senior,
she never looked back and never
really stopped rowing either,
even to have babies.
Yes, there was a four-year
break internationally after the
Olympic Games in Sydney
where she finished seventh, but
nationally, Bénédicte was back
in medalling form in 2003.
Bénédicte made her international
comeback in 2005 with a
bang: silver in the lightweight
women’s single sculls at the
World Rowing Championships.
“I really hadn’t expected to
compete internationally ever
again. I resumed training to
replace someone in a surf boat
competition, which gave me the
idea to enter the French Rowing
Championships. To my surprise
I won and was selected for the
national team.” Yes, Bénédicte
thinks combining sport and
children is possible with good
support and organisation:
“Caring for children is a sport
on its own,” she says. Asked
what her future goals are in
rowing, she calmly replies: “I
take one day at a time.”
D.F. ■
L’aviron à la française
Xavier et Bénédicte Dorfman:
lui, champion olympique, elle,
quatre fois vice championne
du monde. Tous deux poids
légers. Ont-ils raccroché ?
Loin de là. Même depuis
la naissance de leurs deux
enfants, l’envie de se mesurer
à l’élite de l’aviron ne les a
pas quittés : ils poursuivent
leur entraînement, enchaînent
les compétitions et sont
après de nouveaux prix.
Les deux athlètes se sont
rencontrés grâce à l’aviron, et
ont scellé leur union peu avant
les Jeux Olympiques de Sydney,
en 2000. «Sydney a été une
expérience inoubliable, intense et
privilégiée, riche d’émotionset
de partage », a déclaré Bénédicte.
«Nous sommes très différents
dans beaucoup de domaines,
ce qui apporte une très grande
richesse mutuelle», a ajouté
Xavier.
Xavier s’est lancé dans l’aviron
grâce à son père, qui a beaucoup
pratiqué dans sa jeunesse : « Bien
mal lui en a pris puisque 18 ans
plus tard je continue à ramer »
Responsable sportif du club
d’aviron d’Aiguebelette depuis
trois ans, Xavier non seulement
jongle entre sa vie professionnelle
et sa vie de famille, mais il s’est
également fixé un nouvel objectif:
«J’ai décidé de reprendre un
entraînement de haut niveau pour
participer aux Jeux Olympiques
de Beijing. »
C’est grâce à Anne Marden,
l’Américaine double médaillée
d’argent aux Jeux Olympiques,
que Bénédicte a découvert ce
sport. « Je ne savais absolument
pas ce qu’était l’aviron, je n’en
avais jamais vu à la télé ni même
entendu parlé» explique-t-elle. «Anne logeait dans notre
maison en tant qu’étudiante.
Je l’ai accompagnée à une de
ses séances, et j’ai tout de suite
eu le coup de foudre. » C’était
les débuts de la carrière de
Bénédicte en aviron. Elle est
passée de junior à senior sans
jamais regarder en arrière, et elle
n’a jamais vraiment arrêté, même
pas pour avoir des enfants.
S’il est vrai qu’elle avait disparu
des compétitions internationales
pendant les quatre années qui
ont suivi les Jeux Olympiques
de Sydney, où elle avait fini
septième, Bénédicte était quand
même de retour au niveau
national dès 2003, avec toute la
forme nécessaire pour conquérir
des médailles. «Mes deux
grossesses ont été complètement
différentes. Lorsque j’étais
enceinte de Clélia, j’avais
besoin de m’entraîner, et j’ai
donc pratiqué l’aviron jusqu’au
sixième-septième mois. Quand
j’attendais Alexis, en revanche, je
dormais vingt heures par jour! »
En 2005, Bénédicte fait son grand
retour sur la scène internationale
et en grandes pompes: elle
remporte l’argent dans l’épreuve
féminine de skiff poids léger
aux Championnats du monde
d’aviron. «Je ne pensais pas
encore une fois participer à des
compétitions internationales.
J’avais repris l’entraînement
pour remplacer une fille dans une
compétition de surf boat, et cela
m’a donné l’idée de participer au
Championnat de France. À ma
grande surprise, j’ai gagné, ce qui
a entraîné une sélection en équipe
de France. » Oui, Bénédicte pense
qu’on peut parfaitement combiner
sport et enfants : il suffit d’être
bien entouré et organisé. « C’est
vraiment du sport de s’occuper
des enfants! », selon elle. Quand
on l’interroge sur ces futures
ambitions en aviron, elle dit d’un
ton très posé: « Chaque chose en
son temps. »